
| Alain AmselekDescendant d'armateurs juifs originaires d'Andalousie, Alain Amselek est né à Alger et a fait ses études secondaires au lycée Émile-Félix Gautier, où deux professeurs de littérature et de philosophie, Achille Laherre et Jean Choski, ont exercé une influence profonde sur son évolution. Après avoir accompli à l’Université algéroise une année de physique, chimie et biologie (P.C.B.), il a ensuite commencé, à Paris, des études de médecine qu’il a abandonnées pour se marier. Il s'est fait styliste et a créé une entreprise de vêtements hippies. Après 1968, il s'intéresse au développement personnel et se forme aux psychothérapies de groupe et aux approches psychocorporelles et émotionnelles, qui viennent des Etats-Unis et sont héritières de Ferenczi et Reich. Il les pratiquera pendant plusieurs années, tout en faisant une psychanalyse personnelle pour déboucher finalement, après une formation didactique, sur une pratique analytique centrée sur le dispositif d’écoute freudien, mais multiréfenciel.
L’intuition fondamentale qui le taraude depuis son plus jeune âge et à travers tout son parcours, c’est qu’il y a un au-delà du langage, de l’indicible, insaisissable donc par le discours et par la théorie, mais non par le sujet lui-même qui l’éprouve dans son affectivité, ce véritable mode non-langagier de connaissance.
Depuis plusieurs années, Alain Amselek tente de repenser les problématiques de la psychanalyse contemporaine à partir de ses absents majeurs : la chair et la spiritualité, mais aussi en fonction du nouveau contexte social du XXIe siècle. Il a rassemblé ses travaux et réflexions dans une trilogie qu’il a intitulée Le Livre Rouge de la psychanalyse, véritable manifeste pour une psychanalyse du XXIe siècle, plus que jamais subversive et révolutionnaire. En 2006, il a publié L’écoute de l’intime et de l’invisible (La psychanalyse, plus en-corps ?), en 2007 L’appel du réel (la psychanalyse en question), préfacé par Joyce McDougall, et en 2010 L’ouverture à la vie (La psychanalyse au XXIe siècle), préfacé par Jacques Digneton. |